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18 03 2015

Quelles alternatives à la castration chirurgicale des porcelets ?


Le 26 février dernier, la PMAF a participé à un séminaire européen sur la castration des porcelets, organisé par la Commission européenne à Bruxelles.

 

Plus de 200 acteurs européens représentant les filières porcines, les entreprises d’abattage, les associations de protection animale et les ministères de l’agriculture nationaux étaient réunis pour échanger sur les alternatives à la castration des porcelets, mises en place dans des élevages innovants de l’Union européenne.

Pour Alois Vuillermet, ingénieure agronome et chargée d’études bien-être animal à la PMAF, « cette journée était riche en échanges et très encourageante en ce qui concerne l’avenir des alternatives à la castration chirurgicale des porcelets en Europe. L’élevage de porc non castré est possible et tout à fait rentable pour les filières, nous avons donc de solides arguments pour les encourager à s’affranchir de cette mutilation routinière. »

Au cours de cette journée, les représentants  des filières porcines allemande et hollandaise ont établi un bilan très positif des initiatives mises en place dans leur pays, où plusieurs groupements d’éleveurs ont fait le choix d’arrêter la castration chirurgicale de leurs porcelets en misant soit sur l’élevage de porcs mâles non castrés[1], soit sur l’immunocastration[2].

Pour rappel, chaque année en France, 12 millions de porcelets mâles sont castrés à vif, sans anesthésie. Cette intervention vise à réduire le risque d’apparition d’une odeur désagréable à la cuisson (« odeur de verrat ») alors que celle-ci peut être prévenue par d’autres méthodes. Cela est d’autant plus révoltant, qu’au final, seulement 5% des porcelets mâles sont susceptibles de porter cette odeur à l’âge auquel ils sont abattus !

Malgré la qualité des résultats qui ont été présentés au cours de cette journée d’échanges, on peut regretter que les acteurs des filières porcines présents, notamment les représentants français, ne soient pas complètement convaincus par les interventions. Pour Alois Vuillermet, «il est regrettable que les acteurs français trainent les pieds pour s’engager à mettre fin à cette mutilation, d’autant plus que la voie règlementaire sur cette pratique n’a pas été empruntée afin de faciliter le dialogue et la prise d’initiatives non contraignantes pour les filières ».

Tout au long de cette journée, les acteurs étaient invités à signer la Déclaration de Bruxelles contre la castration chirurgicale des porcelets. Celle-ci s’adresse à l’ensemble des filières porcines européennes : éleveurs, groupements, distributeurs, industrie agroalimentaire, associations de consommateurs et de protection animale… Les signataires de cette déclaration s’engagent à mettre fin à la castration chirurgicale des porcelets d’ici 2018.

La PMAF est fermement opposée à la castration chirurgicale des porcelets et invite tous ses sympathisants à signer sa pétition contre cette mutilation inutile :

[Bouton] signer la pétition

Merci également de la diffuser autour de vous afin que nous puissions atteindre les 100.000 signatures !



[1] En ce qui concerne l’élevage de porcs mâles non castrés, les carcasses qui présentent une odeur de verrat sont détectées à l’abattoir.

[2] Procédé médicamenteux qui stoppe la puberté des mâles.