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12 08 2016

La transition vers le plein air s'accélère !


Ces derniers mois, plusieurs acteurs de la filière agroalimentaire ont annoncé leur décision de ne plus s’approvisionner en œufs de poules élevées en cage. Les semaines passées, ce sont Sodexo, leader mondial de la restauration collective, et l’enseigne de distribution Aldi Nord, qui se sont engagés pour le bien-être des poules pondeuses.

 

Ainsi, d’ici 2025, Sodexo cessera complètement de s’approvisionner en œufs de poules élevées en cage dans le monde entier, y compris pour les œufs liquides, et Aldi Nord cessera de vendre des oeufs de batterie dans les neuf pays où le groupe est implanté.

UNE DATE BUTOIR LOINTAINE MAIS COMPREHENSIBLE

La date butoir que se sont fixée ces deux acteurs peut paraître bien lointaine. WELFARM souhaite bien entendu que cette transition s’effectue plus rapidement, mais cet engagement constitue malgré tout une avancée importante : ce sont des millions de poules qui échapperont ainsi chaque année à une vie en cage ! Par ailleurs, Sodexo et Aldi ayant pris des engagements pour l’ensemble de leurs pays d’implantation, de tels changements peuvent difficilement être immédiats : en effet, les entreprises doivent laisser à leurs fournisseurs le temps de s'adapter à leurs nouvelles demandes.

DE PLUS EN PLUS D’ACTEURS S’ENGAGENT

En France, plusieurs acteurs de la grande distribution ont complètement cessé de commercialiser des œufs de poules élevées en cage : c’est le cas de Schiever (depuis 2014) dans ses magasins Atac, Maximarché et Bi1, de Colruyt (depuis 2015), et de Monoprix (depuis le mois d’avril 2016).

Le récent engagement de Sodexo et d’Aldi Nord vient encore renforcer cette tendance, et WELFARM espère que le mouvement qui est en marche continuera à s’amplifier et que d’autres acteurs prendront rapidement exemple sur ces pionniers.

ET LES CONSOMMATEURS ?

L’engagement des enseignes de la distribution et des acteurs de l’agro-alimentaire est avant tout motivé par l’évolution des choix de consommation des Français. En effet, l’année dernière, les ventes d’œufs de batterie ont chuté de 6%, et, au premier trimestre 2016, une nouvelle baisse de 6% a déjà été observée. Cette tendance confirme l’intérêt croissant des consommateurs pour le bien-être des animaux d’élevage.

LE MONDE DE L’ELEVAGE DOIT SUIVRE ET ANTICIPER LA DEMANDE

Ainsi, face à la chute de la consommation d’œufs de batterie, et surtout face à la demande croissante d’œufs alternatifs, l’interprofession française de l’œuf (CNPO) a proposé à l’ensemble de la filière française, le 19 juillet dernier, un pacte sociétal visant à faire passer la part des œufs de poules élevées en cage dans la production française de 69 % en 2015, à 50 % en 2022 en accompagnant les éleveurs qui souhaiteraient convertir leurs bâtiments vers d’autres modes de production. Ce pacte, dont la signature est prévue pour le 14 octobre prochain, envoie un signal très fort à la filière et constitue un signe très positif pour l’avenir des poules pondeuses en France. En effet, si cet objectif était atteint, ce sont 9 millions de poules qui, chaque année, en France, éviteraient l’enfer des cages.

WELFARM se bat depuis plus de 20 ans pour que les poules pondeuses vivent en liberté et aient un accès au plein air. L’association souhaite donc que cette transition s’effectue directement vers des systèmes d’élevage en plein air plutôt qu’au sol [1], afin que les éleveurs qui auront choisi de convertir leurs bâtiments ne soient pas contraints, dans quelques années, d’investir à nouveau pour passer d’un système d’élevage au sol à un système d’élevage en plein air.

Par ailleurs, dans les mois à venir, WELFARM renforcera son travail avec l'agroalimentaire et la distribution pour convaincre d'autres acteurs de prendre un engagement similaire. Vous pouvez aider WELFARM à poursuivre ses actions pour les poules par un don.

 

[1] Dans les élevages au sol, les poules sont élevées en liberté dans des bâtiments, mais sans accès au plein air.