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4 12 2020

L’importation de veaux en provenance de plusieurs pays européens pourrait bientôt être interdite aux Pays-Bas


La ministre de l’Agriculture néerlandaise dénonce les conditions de transport éprouvantes subies par les veaux non-sevrés au sein de l’Union européenne.

 

 

En octobre, la ministre de l'Agriculture des Pays-Bas, Carola Schouten, - également vice-présidente du pays – a appelé le Parlement néerlandais à interdire l'importation de veaux depuis l’Irlande, le Danemark, la République Tchèque et les pays baltes. La ministre considère en effet que la durée et les distances de transport depuis ces territoires affectent le bien-être des veaux. Elle a par ailleurs ajouté qu’une action devait être menée à l’échelle de l’Union européenne. Carola Schouten invite donc le Parlement des Pays-Bas à « agir rapidement » et souhaite que des discussions soient ouvertes au Parlement européen de Bruxelles pour améliorer la réglementation sur l’exportation d’animaux vivants. 

UNE RÉALITE DÉNONCÉE PAR LES ONG

En 2019, les associations de protection animale avaient déjà pointé du doigt les conditions de transport des veaux importés depuis l’Irlande à destination des Pays-Bas. Une enquête, menée en février et mars 2019, a révélé de nombreux actes de maltraitance, notamment au centre de transit de Tollevast, situé à une dizaine de kilomètres du port de Cherbourg, au Nord-Ouest de la France. Des images filmées sur place montraient les salariés du centre battre violemment les animaux, en traîner certains par les oreilles et en projeter d’autres au sol. À leur arrivée aux Pays-Bas, ces veaux d’à peine 3 semaines se révélaient affaiblis par un voyage de près de cinquante heures, affamés et assoiffés en raison de l’absence de systèmes d’alimentation adaptés à bord des camions. Ces faits sont malheureusement d’une cruelle banalité : les images relayées récemment par Welfarm témoignent, une fois encore, de toute la souffrance engendrée par le transport d’animaux vivants.

L’ÉCOSSE SUSPEND SES EXPORTATIONS

L’appel de la ministre Carola Schouten aux Pays-Bas fait écho à la décision du Gouvernement écossais qui, en septembre dernier, a demandé à ses autorités sanitaires de ne pas approuver d'autres demandes d'exportation de veaux non sevrés qui enfreignent les délais fixés par la réglementation. Chaque année, des millions de veaux britanniques parcourent en effet l’Europe lors de trajets longs et éprouvants, dans des conditions souvent épouvantables. En Écosse, pour l’heure, les exportations sont suspendues. Le Gouvernement écossais a promis une consultation publique sur l'interdiction des transports de plus de neuf heures pour les veaux, et la Grande-Bretagne s'est précédemment engagée à mener une consultation distincte sur les exportations d’animaux vivants.

PAS PLUS DE HUIT HEURES DE TRANSPORT POUR LES VEAUX

L’article 3 du Règlement européen 1/2005 exige que « nul ne transporte ou ne fait transporter des animaux dans des conditions telles qu'ils risquent d'être blessés ou de subir des souffrances inutiles ». Les enquêtes menées en Europe par les ONG ces dernières années parviennent toutes au même constat : durant les longs transports, la réglementation est bien trop souvent bafouée. Peu de camions sont convenablement équipés pour alimenter et/ou abreuver des veaux non-sevrés. Transporter ces animaux plus de huit heures, en dépit de la réglementation européenne, se révèle donc source de souffrances. C’est pourquoi Welfarm se prononce pour l’interdiction de transporter des veaux non sevrés au-delà de huit heures. 

> Signez la pétition de Welfarm contre l’exportation d’animaux vivants : action-transports.fr