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26 05 2016

WELFARM remet 110 294 signatures contre la castration à  vif des porcelets au ministre de l‘Agriculture


Dans le cadre de sa campagne #couic2018, WELFARM a rencontré mercredi 25 mai le cabinet du ministre de l‘Agriculture. Forte des 110  294 soutiens ayant signé sa pétition et de ses échanges avec les professionnels de la filière porcine et de l‘agro-alimentaire, l‘association a pu formuler des demandes concrètes.

 

Les demandes de WELFARM au ministre de l‘Agriculture

Dans le cadre d‘une réunion avec le cabinet de M. Stéphane Le Foll, WELFARM a réitéré l‘urgence de mettre fin à  la castration à  vif des porcelets et de voir les alternatives se développer. Pour ce faire, elle a formulé des demandes précises au Ministère  :

  • La levée de l‘interdiction pour les éleveurs de réaliser eux-mêmes la castration des porcelets avec anesthésie. Cette proposition a reçu une écoute attentive et pourrait bientôt se concrétiser, sous condition d‘un encadrement des éleveurs par un vétérinaire.
  • L‘organisation d‘un cycle de rencontres réunissant les acteurs impliqués dans la production porcine de l‘amont à  l‘aval. En effet, l‘un des grands constats des rendez-vous avec les professionnels de la filière porcine pendant la campagne #couic2018 a été la nécessité d‘établir un dialogue entre les différentes parties prenantes pour permettre aux alternatives à  la castration à  vif des porcelets de se développer. Une table-ronde devrait être organisée prochainement par la Direction générale de l‘alimentation du ministère de l‘Agriculture.
  • Débloquer des financements pour la recherche sur la technique du nez électronique (qui permettrait l‘automatisation de la détection des carcasses odorantes sur la chaîne d‘abattage de mâles non castrés). En réponse, le cabinet du Ministre a indiqué souhaiter utiliser le programme Agriculture - Innovation 2025[1] pour accélérer les recherches sur la méthode du nez électronique.

Notre échange avec le cabinet du Ministre laisse penser que des mesures favorables au bien-être des cochons devraient être prises à  court et moyen-terme. En effet, bien que l‘échéance de 2018 ne concerne que les acteurs ayant volontairement signé la déclaration de Bruxelles[2], le Ministère a conscience d‘une possible évolution de la législation européenne sur le sujet et souhaite jouer un rôle de facilitateur pour aider la filière à  progresser sur ce dossier. De plus, les propositions de WELFARM s‘inscrivent dans le cadre de la stratégie de la France pour le bien-être animal, annoncée par le ministre Stéphane Le Foll le 5 avril dernier.

Nous souhaitons évidemment que cette pratique soit interdite par la loi et nous attendons du gouvernement des mesures fortes pour mettre un terme à  la douleur associée à  la castration des porcelets !


[2] Déclaration européenne sur les alternatives à  la castration chirurgicale des porcelets, consultable en ligne sur : http://www.alternativepig.eu/partnership/declaration.html