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21 09 2016

La souffrance des lapins angoras en France dévoilée


L‘association One Voice a récemment mené une enquête sur les élevages de lapins angoras en France. Cette enquête de 6 mois a mis en lumière des pratiques horrifiantes, sources de grande souffrance pour les animaux. WELFARM se joint à  One Voice pour dénoncer ces pratiques inacceptables.

 

Un élevage intensif

Les élevages dans lesquels One Voice a enquêté comptent parfois jusqu‘à  600 lapins angoras élevés pour leur fourrure. Les lapines, plus productives, commencent à  être dépilées à  l‘âge de deux mois et le seront jusqu‘à  7 ou 8 ans. L‘épilation est réalisée avec un peigne qui arrache les poils de l‘animal. Elle a lieu tous les 100 jours environ (c‘est-à -dire plus de 3 fois par an) et dure de 20 à  45 minutes, pour une récolte d‘environ 200 grammes de poils.

Des conditions inacceptables d‘élevage et de récolte des poils

Le rapport d‘enquête de l‘association révèle des pratiques sources de grande souffrance pour les animaux. Les conditions de vie des lapins ne permettent pas de répondre aux besoins ni aux comportements naturels des lapins  : enfermés dans des cages de petite taille dans lesquelles ils ne peuvent ni sauter ni courir, victimes d‘un régime alimentaire inadapté à  leurs besoins et uniquement destiné à  favoriser la chute de leurs poils, les lapins, très sensibles aux variations de température, meurent souvent du choc thermique subi suite à  leur dépilation.

Durant l‘arrachage des poils, les lapins sont immobilisés et souffrent atrocement lorsque les poils ne partent pas bien, que des parties très sensibles de leur peau sont touchées, ou encore lorsque des lambeaux de peau sont arrachés avec les poils.

La fin de vie des lapins est également sujette à  controverse. Les mâles, qui produisent moins de poils que les femelles, peuvent être utilisés pour leur viande ou à  des fins de reproduction. Mais dans certains cas, ils sont simplement tués par un coup de bâton ou claqués au sol. Les femelles, quant à  elles, sont souvent victimes de tumeurs, elles sont alors abattues par un coup de bâton, ou parfois vendues à  des laboratoires et vouées à  l‘expérimentation.

Une réglementation inexistante

Le peu, voire l‘absence de réglementation, explique en partie les dérives observées dans ces élevages  : les éleveurs n‘ont aucune formation à  suivre et aucune norme ne régit les conditions sanitaires, ni les installations.

Des enseignes s'engagent

De nombreuses marques se sont déjà  engagées à  ne plus utiliser d'angora dans leurs collections (Gap, H&M, Lacoste, Mango...). Certains distributeurs ont également décidé de proscrire l‘utilisation de poils de lapin angora pour leurs textiles à  marque propre : c'est le cas de Carrefour depuis 2015, ainsi que d'autres enseignes telles que Monoprix ou encore Lidl. WELFARM espère que d'autres entreprises prendront rapidement le même engagement.