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26 03 2019

Poules pondeuses : Welfarm adresse une pétition au président Emmanuel Macron


Emmanuel Macron l’avait promis : s’il était élu président, vendre des œufs de poules élevées en cage serait interdit d’ici 2022.

 

 

Les Français ont voté. Les poules sont toujours enfermées. Les députés ont préféré s’en remettre au bon vouloir de la filière avicole. Depuis le 23 mars, WELFARM a lancé sa campagne « Libérez la poule ! » place de la République, à Paris. Le but : permettre aux Français d’interpeller leur président. Et lui rappeler son engagement.

En France, plus de 30 millions de poules passent leur courte vie enfermées en cage, sous une lumière artificielle, avec l’équivalent de la surface d’une feuille A4 par poule. Un mode d’élevage archaïque que le candidat Emmanuel Macron promettait d’abolir le 9 février 2017 : « Je prends notamment l’engagement qu’il soit interdit d’ici 2022 de vendre des œufs de poules élevées en batterie », écrit-il sur son compte Twitter. Un engagement que son ministre Stéphane Travert réaffirmait un an plus tard, au Salon de l’agriculture.

Le vote de la loi Agriculture et Alimentation en octobre dernier était l’occasion de faire de ces annonces une réalité. Et pourtant : Stéphane Travert a émis un avis « défavorable » à l’amendement interdisant l’élevage de poules en cage. Sous la pression des lobbies de l’agroalimentaire, les parlementaires ont rejeté cet amendement. Seule la construction de nouveaux bâtiments d’élevage en cage sera désormais interdite. Pour améliorer le sort des poules, nos élus ont préféré miser sur la bonne volonté de la filière œuf. Or, dans son plan de filière, le CNPO (interprofession des œufs) identifie comme « une menace le basculement des enseignes de distribution, des industriels et de la restauration hors domicile vers un approvisionnement "hors cage" avant 2025 ». Selon ce plan de filière, « la baisse actuelle de la demande en œufs de cage pourrait conduire, pour plusieurs années, à un excédent d’œufs de code 3, débouchant sur un affaiblissement général des acteurs de la filière ».

À l’heure actuelle, aucun projet de loi n’est en discussion pour limiter ou interdire la production d’œufs de poules en cage. Face à cet immobilisme législatif, WELFARM a lancé une nouvelle campagne « Libérez la poule ! » le 23 mars, place de la République à Paris. Les passants ont été invités à signer une pétition (en ligne sur liberezlapoule.fr) exhortant le président Macron à interdire l’élevages des poules en cage. Les signataires pourront se photographier devant une urne et envoyer cette photo à l’Élysée. WELFARM tiendra des stands similaires dans toute la France durant les mois d’avril.

Cette pétition concerne les œufs « coquilles » (vendus entiers et frais), mais aussi les œufs destinés à la fabrication d’ovoproduits (présents dans les plats préparés, biscuits, mayonnaises, pâtes, etc.). Les ovoproduits absorbent actuellement 39 % de la production française annuelle d’œufs, et sont issus à 90 % d’élevages en cage. Impossible donc de faire l’impasse sur les ovoproduits.

Les consommateurs sont prêts pour cette évolution. En 2017, 52 % des œufs vendus en grande surface étaient issus d’élevages alternatifs (Bio, plein air ou au sol) contre 26 % il y a dixans. Monoprix, Colruyt et Schiever les ont déjà retirés de leurs rayons et la plupart des distributeurs (Casino, Leclerc, Carrefour, Intermarché, etc.) se sont engagés à le faire d’ici à 2020 ou 2025. Des marques comme Amora, Gu, La Mère Poulard, Michel & Augustin ou Giovani Rana ont déjà renoncé aux œufs de cage.

 

Signez la pétition sur Liberezlapoule.fr
Télécharger le guide du Consomm’acteur pour décrypter les codes 0 ; 1 ; 2 ; 3 inscrits sur les œufs.