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23 04 2020

Les vétérinaires s’expriment contre la castration des porcelets


Dans un avis rendu le 20 mars, des organisations professionnelles vétérinaires se positionnent en faveur de l’élevage de porcs entiers ou immunocastrés.

 

 

En février dernier, le ministère de l’Agriculture annonçait en grandes pompes la fin de la castration à vif des porcelets d’ici à 2022… Une victoire de courte durée pour les animaux, puisque cette annonce fut aussitôt complétée par un arrêté autorisant la pratique de l’anesthésie par les éleveurs, dans le cadre de cette même castration à partir du 1er janvier 2022. Cette mesure, passée en catimini sans consultation des ONG de protection animale - pourtant très impliquées sur le sujet, est fortement contestable. En effet, comme nous l'avions précédemment indiqué, autoriser l’anesthésie dans le cadre de la castration se révèle être une option très peu satisfaisante pour protéger les porcelets des souffrances occasionnées par cette mutilation.

Le 20 mars 2020, deux organisations vétérinaires de référence, la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV) et l’Association des vétérinaires exerçant en productions organisées (AVPO) ont émis un avis quant à la légalisation du recours à l’anesthésie dans le cadre de la castration des porcelets. Ils y indiquent qu'« en ce qui concerne la gestion de la douleur durant la chirurgie, de nombreux travaux ont été réalisés, tant en France qu’à l’étranger, pour trouver une méthode applicable en élevage. Aucune ne nous semble satisfaisante aujourd’hui, tant pour des raisons techniques, de stress ou de douleur pour l’animal, que de difficultés de mise en œuvre par les éleveurs ».

Face à ce constat, la SNGTV et l’AVPO préconisent en l’état actuel des connaissances, l’arrêt de la castration chirurgicale et encouragent, de ce fait, l’élevage de mâles entiers, avec ou sans immunocastration. 

Cet avis rejoint la position de Welfarm qui appelait, dès le 3 mars dernier, à n’autoriser l’anesthésie qu’à titre transitoire, en parallèle de l’instauration d’une alternative durable à la castration des porcelets pour 2022. Très engagée depuis de nombreuses années dans un combat pour obtenir l’arrêt de la castration chirurgicale des porcelets, Welfarm restera mobilisée sur ce sujet et se réjouit de l’appui précieux apporté par la profession vétérinaire.