Après plusieurs sollicitations restées lettre morte, E. Leclerc a enfin décidé de communiquer avec Welfarm sur sa politique en matière d’alternatives à la castration des porcelets. Le distributeur breton réintègre ainsi le Castra-Score, avec la note honorable de 3,9/5.

L’arrêt de la castration des porcelets est une préoccupation forte des citoyens, qui sont de plus en plus nombreux à s’opposer à cette mutilation douloureuse et évitable.
Le distributeur breton E. Leclerc a accepté, en septembre 2025 de répondre aux sollicitations de Welfarm après de nombreux mois de silence. C’est notamment grâce à l’action de nos sympathisants que l’enseigne a accepté d’ouvrir le dialogue avec Welfarm. Ces derniers n’ont pas hésité à adresser près de 400 courriels au distributeur afin de lui faire part de leur étonnement quant à l’absence de positionnement public du groupe en matière de castration des porcelets. Nous tenons à les remercier pour leur soutien.
Pour rappel, le Castra-Score est un outil d’évaluation indépendant créé en 2022 par Welfarm dans le but d’inciter les marques et distributeurs à s’engager contre la castration des porcelets.
70 % de porcs non castrés en 2024
L’enseigne se fournit déjà en mâles entiers ou immunocastrés et déclare vouloir développer ces deux types d’approvisionnements. En 2024, les mâles entiers représentaient plus de 70 % des cochons mâles abattus dans l’abattoir de Kermené (filiale du Mouvement E. Leclerc), un chiffre en augmentation par rapport à la précédente évaluation de 2022.
Welfarm se félicite qu’E. Leclerc ait enfin communiqué sur les actions entreprises par le groupe en matière d’arrêt de la castration des porcelets.
Les efforts du distributeur ont conduit Welfarm à retirer E. Leclerc de la liste des « mauvais élèves » dans le Castra-Score (ceux qui ne répondent pas à nos sollicitations ou refusent ouvertement le dialogue). E. Leclerc a ainsi intégré le classement et a obtenu la moyenne de 3,9/5. Une note qui vient récompenser les engagements publics et les actions concrètes mises en place par le groupe pour s’approvisionner en porcs non castrés.
Selon les données de l’Ifip (institut du porc), en 2023 la filiale Kermené d’E.Leclerc représentait 9 % des parts de marché de l’abattage du porc en France. Étant donné sa position d’acteur majeur, la politique du groupe en matière de castration peut avoir un impact sur la vie de centaines de millions d’animaux.
Le combat continue
Toutefois, E. Leclerc pourrait faire encore encore mieux en s’engageant sur une échéance pour un approvisionnement intégral en mâles entiers.
Welfarm rappelle par ailleurs que le Castra-Score n’évalue que le travail réalisé par les enseignes en matière d’arrêt de la castration des porcelets. Les autres pratiques d’élevage – accès ou non à l’extérieur, autres mutilations comme la caudectomie, etc. – ne sont pas concernées.
Nous espérons pouvoir continuer à dialoguer avec le groupe E. Leclerc et à suivre son travail sur les alternatives à la castration.
