
L’Italie a fait un premier pas vers un avenir sans cages pour les animaux d’élevage. Depuis le 30 décembre 2025, un fonds public destiné à soutenir la transition vers des systèmes d’élevage sans cages est entré en vigueur. Il s’agit du premier financement public destiné exclusivement à la transition hors cage dans ce pays, dans lequel plus de 40 millions d’animaux sont encore détenus en cages chaque année.
Ce fonds a été voté fin décembre 2025 par le parlement italien dans le cadre du projet de loi de finance 2026. Il s’élève à 500 000 euros pour 2026 et sera porté à 1 million d’euros dès 2027. Un montant symbolique, certes, mais un signal politique important vers une meilleure prise en compte du bien-être animal dans la péninsule, qui crée un précédent significatif dans l’Union européenne (UE).
Welfarm salue l’initiative italienne et appelle les parlementaires français à s’en inspirer pour soutenir la sortie de l’élevage en cage dans notre pays.
La Commission européenne doit agir
La création d’un tel fonds montre qu’il est possible d’accompagner financièrement les éleveurs dans l’évolution des modes de production. Mais sans évolution réglementaire, de telles incitations financières seront insuffisantes pour mettre fin à l’élevage en cages.
En 2021, en réponse à l’initiative citoyenne européenne « Pour une nouvelle ère sans cages » – qui avait recueilli 1,4 million de signatures – la Commission européenne s’était engagée à présenter une proposition législative avant la fin 2023 visant à améliorer le bien-être des animaux d’élevage, avec notamment l’interdiction des cages à l’horizon 2027.
Malheureusement, le texte a pris du retard et seule la proposition ayant trait au transport d’animaux a été présentée à ce jour. Mais les attentes de la société civiles sont fortes : la dernière consultation publique sur la révision de la législation européenne en matière de bien-être animal a fait l’objet d’une immense mobilisation des citoyens de l’Union européenne, avec plus de 236 000 contributions, émanant pour la plupart de citoyens de l’UE.
L’exécutif européen devrait présenter sa proposition de révision à la fin de l’année 2026. Il est indispensable que l’interdiction de l’élevage en cages figure dans le futur texte.
