Les résultats d’une étude Ifop réalisée pour la Fondation 30 Millions d’Amis mettent en évidence une consolidation de l’intérêt des Français pour le bien-être animal.

Fin des cages, sortie de l’élevage intensif, interdiction du transport d’animaux vivants, autant de sujets sur lesquels les Français se sont positionnés pour la huitième année consécutive dans une étude Ifop commandée par la Fondation 30 Millions d’Amis.
Une fois de plus, les résultats de cette étude montrent que nos concitoyens sont profondément attachés au bien-être des animaux, notamment les animaux d’élevage.
Les Français massivement opposés à l’élevage intensif et aux cages
En effet, si 63 % des répondants déclarent que le bien-être de ces derniers est assuré, ils sont 83 % à se dire favorables à l’interdiction de l’élevage intensif.
Il en est de même pour la fin de l’élevage en cage à l’échelle européenne : 89 % des sondés y sont favorables, alors que la Commission européenne s’était engagée en 2021 à réviser la réglementation communautaire en ce sens.
Ils sont également une majorité à dire que les animaux sont plutôt mal défendus, que ce soit par la législation, les tribunaux ou les politiques.
Un fort engagement pour améliorer les pratiques d’abattage et de transport
Pour éviter les abus dans les abattoirs (souffrance animale, opacité des pratiques…), 90 % des sondés sont favorables à la généralisation de la vidéosurveillance dans les abattoirs. Ils sont 83 % à se dire favorables à l’abattage des animaux sur leur lieu d’élevage plutôt que dans des abattoirs.
Ce qui permettrait de remplacer le transport d’animaux vivants par celui de carcasses, une demande forte des Français, puisque 91 % des personnes interrogées y sont favorables.
Stop à la cruauté au nom de la tradition
Pour une majorité des répondants (73 %), la perpétuation de certaines traditions locales ne justifie pas de faire perdurer des pratiques cruelles, comme le gavage des palmipèdes, les combats de coqs ou encore la corrida.
Les résultats de cette étude dessinent un contexte porteur pour des évolutions législatives qui vont dans le sens d’une meilleure prise en compte de la condition animale. 77 % des personnes interrogées sont ainsi favorables à la création d’un statut juridique de « personne non humaine » pour les animaux.
La réglementation doit changer !
Welfarm se bat depuis de nombreuses années pour améliorer la condition des animaux d’élevage. Nous demandons notamment la fin de l’élevage en cage, la sortie progressive de l’élevage intensif, l’interdiction du gavage des palmipèdes, des mutilations et des longs transports d’animaux.
Ces demandes sont aujourd’hui soutenues par une majorité des Français : il est temps que le législateur français et européen s’en empare et les traduise dans le droit.