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8 09 2016

La censure continue ! Après Brest, la préfecture de la Sarthe ordonne l’arrêt de notre campagne d’affichage sur les porcelets !


Sur décision de la préfecture de la Sarthe, notre campagne d’affichage dénonçant la castration à vif des porcelets a été suspendue, pour prévenir un « risque d’atteinte à l’ordre publique » !

 

L’association WELFARM dénonce une décision destinée à la priver du droit d’informer le consommateur sur une pratique archaïque, cruelle et généralisée. Cette décision de la préfecture est d’autant plus inacceptable qu’elle survient au sein même du fief de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture.

Dans le cadre de notre campagne #COUIC2018 visant à mettre un terme à la castration à vif des porcelets, l’association de protection animale WELFARM a lancé une opération d’affichage grand public dans l’ouest de la France. La campagne devait se dérouler du 24 août au 20 septembre dans différentes villes de Bretagne et du Mans, mais a été suspendu 3 jours seulement après sa mise en place à Brest en raison de menaces provenant du monde agricole et politique. Par prévention, l’afficheur avait décidé d’annuler l’opération d’affichage dans les villes de Langueux et Saint-Brieuc. Les villes de Lorient et Le Mans avaient été épargnés jusqu’à ce que la préfecture de la Sarthe donne l’ordre de retirer les affiches samedi 3 septembre, sans en prévenir l’association WELFARM. Une atteinte à la liberté d’expression inadmissible.

Des menaces font à nouveau annuler la campagne de WELFARM

En place depuis le mercredi 31 aout au Mans, les affiches de l’association WELFARM ont été retirées samedi 3 septembre sur ordre de la préfecture de la Sarthe. Cette censure intervient dans un contexte déjà tendu puisque l’opération d’affichage avait déjà été suspendue à Brest, Langueux et Saint Brieuc suite à des menaces provenant du monde agricole et politique.

Ces réactions immodérées apparaissent en décalage avec la démarche de dialogue entamée par WELFARM et avec le ton purement informatif de ses affiches. WELFARM dénonce avec vigueur la volonté de priver l’association d’un accès à des espaces publicitaires publiques et donc de la possibilité d’informer le grand public sur une pratique d’un autre âge.

WELFARM appelle Stéphane Le Foll à organiser dans les meilleurs délais une réunion avec l’ensemble des parties prenantes (éleveurs, abatteurs, distributeurs, associations de protection animale) pour mettre en place un plan d’action conduisant à l’arrêt de la castration à vif des porcelets.

Une campagne et une opération d’affichage visant avant tout à ouvrir un dialogue

Aujourd’hui, 85% des porcs mâles élevés en France sont castrés sans anesthésie alors même que des alternatives à cette pratique douloureuse existent et sont prédominantes dans plusieurs pays européens. En France, face à l’immobilisme des différentes parties prenantes, l’association WELFARM a lancé, en mai 2016, une campagne de sensibilisation du grand public et de mobilisation des acteurs de la filière.

Dans le cadre de cette campagne, WELFARM a entamé une démarche de dialogue avec les principaux distributeurs et industriels de l’agroalimentaire, mais également avec les principaux groupements d’éleveurs de la filière porcine. Les échanges avec les éleveurs rencontrés par l’association, se sont bien déroulés, mais un grand nombre d’entre eux n’ont pas souhaité s’engager à court ou moyen terme à mettre fin à la castration à vif des porcelets.

Alors que plus de 70% des élevages de porcs se situent dans le grand Ouest, l’objectif de la campagne d’affichage de l’association WELFARM était ainsi d’interpeler les professionnels de la filière au plus près de chez eux, pour les convaincre de la nécessité d’abandonner la castration à vif des porcelets et de privilégier les alternatives à cette mutilation.

L’arrêt de la castration à vif des porcelets, une cause largement soutenue par le grand public

Pour réaliser cette opération d’affichage, l’association avait organisé une opération de financement participatif sur la plateforme Ulule au mois d’août. Une opération réussie, puisque l’objectif de 5000 € avait été atteint bien avant le temps imparti.

De plus, la pétition de WELFARM demandant l’arrêt de la castration à vif des porcelets a déjà recueilli plus de 120 000 signatures.

Suite à la suspension de la campagne d’affichage dans plusieurs villes de Bretagne, vous avez été nombreux à partager votre refus de cette atteinte à la liberté d’expression en agissant sur les réseaux sociaux et en commandant notre kit du militant.

Cette situation ne fait que renforcer la détermination de WELFARM, et l’association continuera à agir pour mettre un terme à la castration à vif des porcelets en France.

Pour plus de renseignements sur la castration à vif des porcelets et agir rendez-vous sur couic2018.fr.